Récemment, je lui ai demandé de me faire une petite robe grise. Elle s'est inspirée d'un modèle que j'avais trouvé sur Internet et que je lui avais imprimé. Je suis allée dans son antre de couture - qui fait office de chambre aussi - j'ai zieuté sur le modèle, du moins le morceau de tissu, qui était accroché au mannequin. Et j'ai observé ma grand-mère. Elle avait sorti une boîte avec au moins une centaine d'aiguilles, une paire de ciseaux, une craie, et sa fameuse paire de lunettes. Ca y'est, elle était parée à faire de ce morceau de tissu le moule de mon corps. Alors je me suis prise au jeu et j'ai fait le mannequin modèle ! « Tournes-toi, lève les bras, ça te va comme ça ? les poches sont assez grandes ? tu les veux plus vers là ? » J'ai répondu à toutes les questions. Une semaine plus tard, quand j'ai vu la robe, elle était comme sur la photographie qui illustre le billet. Elle était parfaite, comme je la voulais et encore plus belle que le modèle que je lui avais imprimé. Je sais, je sais. Sur la photographie, elle n'est pas encore finie, y'a des fils blancs de partout. Mais si vous avez vu le morceau de tissu. Un pauvre tissu carré gris qui se transforme en une robe presque achevée... je suis époustouflée. Vraiment, si j'avais des doigts de fée comme elle, je crois que je serai fière de moi. Et moi j'vous le dis que y'a de quoi être fière de sa grand-mère. Du coup, quand emanu124 m'a dit que si je voulais une robe Vuitton, il fallait que je me trouve une couturière qui me la reproduise... ça m'a fait rigoler. Parce que je tenais une nouvelle anecdote à vous raconter.